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Notre avenir financier est-il assuré lorsque viendra la retraite ?

Selon une étude de la Haute École de Lucerne, les Suisses considèrent en majorité qu’ils risquent d’être touchés par la pauvreté lorsqu’ils seront âgés. De même, le Baromètre des préoccupations du Credit Suisse indique que la prévoyance vieillesse est l’une des principales préoccupations des Suisses.

Dans ce blog, nous souhaitons présenter un bref aperçu des différents piliers de la prévoyance vieillesse et nous pencher sur l’avenir du système de rentes.

Lorsqu’il est question de rente dans cet article, nous parlons du 2e pilier, donc de la prévoyance professionnelle. D’autre part, nous cherchons à clarifier les causes de la baisse du niveau des rentes et fournissons un aperçu des plans de prévoyance qui existent en complément du 1er et du 2e piliers.

À cet effet, nous avons interrogé sept experts financiers qui font partie de la Community clevercircles à titre professionnel. Leurs réponses sont intéressantes, mais aussi critiques

Selon une étude de la Haute École de Lucerne, les Suisses considèrent en majorité qu’ils risquent d’être touchés par la pauvreté lorsqu’ils seront âgés. De même, le Baromètre des préoccupations du Credit Suisse indique que la prévoyance vieillesse est l’une des principales préoccupations des Suisses.

Dans ce blog, nous souhaitons présenter un bref aperçu des différents piliers de la prévoyance vieillesse et nous pencher sur l’avenir du système de rentes, en particulier sur le 2e pilier, autrement dit la rente de vieillesse de la caisse de pension.

Nous vous expliquons la pression qui pèse sur le niveau des rentes et fournissons un aperçu des plans de prévoyance qui existent en complément du 1er et du 2e piliers. À cet effet, nous avons interrogé sept experts financiers qui font partie de la Community clevercircles à titre professionnel. Leurs réponses sont intéressantes, mais aussi critiques.

 

Quels sont les trois piliers de la prévoyance vieillesse suisse ?

En Suisse, la prévoyance vieillesse repose sur un système à trois piliers. Son but est de permettre aux retraités de couvrir leurs besoins de base et de maintenir un niveau de vie approprié.

Le système des trois piliers
Le système des trois piliers

 

Le 1er pilier regroupe la prévoyance publique qui se compose de l’assurance vieillesse et survivants (AVS), de l’assurance-invalidité (AI) et des allocations pour pertes de gain (APG). Il sert à garantir le minimum vital à la retraite.

La prévoyance professionnelle, assurée par des caisses de pension de droit privé ou public, forme ce que l’on appelle le 2e pilier (LPP). Combinée à la rente AVS, la rente de vieillesse du 2e pilier sert à garantir le maintien du niveau de vie à la retraite. Le montant de cette rente est calculé au moyen du taux de conversion. Il s’agit d’un pourcentage fixe au moyen duquel l’avoir de vieillesse économisé est transformé en rente de vieillesse annuelle.

Pour ce qui est du taux de conversion, on opère une distinction entre le taux de conversion légal et le taux de conversion effectif.

Le taux de conversion légal ne s’applique qu’à la partie obligatoire de l’avoir de vieillesse. Cette partie se situe entre un salaire minimal de 21 510 francs et un salaire maximal de 86 040 francs. Dans cette fourchette, le taux de conversion est actuellement de 6,8 %. Entre d’autres termes, pour 100 000 francs d’avoir de vieillesse obligatoire, il résulte de ce taux de conversion une rente de 6 800 francs par an.

La plupart des assurés disposent aussi d’un avoir de vieillesse surobligatoire, car leur caisse de pension assure des montants qui vont au-delà de la partie obligatoire et verse par conséquent des prestations plus élevées. En règle générale, les rachats volontaires dans la caisse de pension sont également considérés comme un avoir surobligatoire. Les caisses de pension peuvent elles-mêmes fixer le taux de conversion pour les avoirs surobligatoires. Généralement, il est beaucoup plus faible que le taux appliqué à la part obligatoire. Toute une série de caisses de pension ont fixé un taux de conversion si bas pour la part surobligatoire que le taux mixte, appelé le taux de conversion enveloppant, est compris entre 5 et 5,5 %.

Le 3e pilier englobe la prévoyance vieillesse facultative, où l’on distingue la prévoyance privée liée et la prévoyance privée libre. Les Suisses sont responsables de la manière dont ils épargnent dans ce pilier et du montant qu’ils y versent. Le 3e pilier gagne en importance lorsque le 1er et/ou le 2e piliers ne suffisent plus à garantir le maintien du niveau de vie, voire le minimum vital.

Mais avant d’aborder plus en détail le 3e pilier, nous voulions savoir, dans notre sondage, ce que les experts disent à propos de l’avenir du système de rentes.

 

Les rentes sont-elles menacées ?

Les experts financiers interrogés ainsi que les principaux médias s’accordent pour dire que le niveau des rentes va baisser.

Voici comment les sept experts financiers évaluent l'avenir du niveau des retraites
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Rendite

« Alors que les retraités actuels n’ont même pas à craindre de baisse du montant des rentes, ma génération pourra à peine compter sur l’AVS. » Corinne Brecher

 

Il convient donc de se demander si le 2e pilier doit aussi être réformé. Selon l’experte financière Corinne Brecher, la réforme est inéluctable. La question qui subsiste est de savoir si et dans quelle mesure ce thème intéresse par exemple la génération Z.

D’un point de vue politique, la réforme du 2e pilier est effectivement reportée au profit de la votation actuelle concernant la réforme de l’AVS. D’une part, cet ajournement est dû à la grande complexité de la prévoyance professionnelle.

Mais il s’avère aussi que la majorité de la population considère l’AVS comme plus importante que la prévoyance professionnelle, raison pour laquelle le débat est relégué au second plan. Selon une étude récente de l’institut de recherche Sotomo pour le compte de Vita, seulement 44 % des Suisses savent que l’avoir de caisse de pension fait partie de la fortune personnelle. Et pourtant, l’avoir détenu de caisse de pension constitue la plus grosse partie de la fortune des Suisses.

Étant donné que les experts, les médias et les politiques s’entendent pour dire que le niveau des rentes va baisser, il est impératif d’initier des mesures pour y remédier. Avant d’aborder plus en détail ces mesures, nous avons demandé à nos experts quelles sont, selon eux, les raisons de la baisse du niveau des rentes.

 

Pourquoi les rentes vont-elles baisser ?

Les raisons expliquant la baisse du niveau des rentes sont variées. Une grande majorité des professionnels de la finance interrogés sont d’avis qu’elle est principalement due à l’évolution démographique.

Le changement démographique
Le changement démographique

Thomas Walke de Smolio, qui s’est spécialisé dans la prévoyance vieillesse, précise qu’il y a de moins en moins d’enfants et que la génération des baby-boomers part désormais à la retraite. En d’autres termes, il y a un nombre croissant de bénéficiaires de rentes et de moins en moins de jeunes qui cotisent à l’AVS ou dans les caisses de pension. Bien que dans le cadre de la caisse de pension chacun cotise pour lui-même, les taux de conversion excessifs de la partie obligatoire contraignent les caisses à abaisser les taux de conversion enveloppants afin de pouvoir satisfaire à leurs obligations intangibles en matière de versement de rentes. 

Thomas Walke ajoute que la prospérité croissante est un autre facteur important. L’espérance de vie en Suisse, l’une des plus élevées au monde, n’a cessé d’augmenter depuis l’introduction des assurances sociales. Tout cela, sans toutefois que soient prises des mesures qui auraient conduit à une hausse des cotisations et donc, à davantage de recettes.

Rendite

"Nous avons insidieusement étendu les prestations sociales. D’un point de vue mathématique, le compte ne peut pas être bon." Thomas Walke, Smolio

 

Cependant, l’augmentation de l’espérance de vie et donc du montant des rentes versées ne sont pas les seules inconnues. La baisse du niveau des rentes s’explique également par le climat d’incertitude qui règne sur les marchés. Les caisses de pension doivent investir les cotisations qu’elles perçoivent de la part des assurés conformément aux prescriptions légales. Le faible niveau des taux d’intérêt sur une longue période les a obligées à augmenter les investissements dans des catégories de placement plus risquées pour continuer à générer un rendement. En fonction de la situation sur le marché, ce risque accru peut vite devenir une difficulté supplémentaire, comme on peut le constater cette année.

 

Mais il existe encore d’autres raisons dont il faut tenir compte dans une discussion sur l’avenir du système de rentes. Par exemple, le travail à temps partiel, notamment chez les femmes.

Corinne Brecher a l’impression que, parmi la génération Z, plus personne n’a envie de travailler à plein temps. Il convient donc de se demander comment les rentes vont être financées si tout le monde ne travaille plus qu’à temps partiel. En outre, il manque des infrastructures de base importantes, comme des places de garde d’enfants en nombre suffisant et abordables.

Corinne Brecher ajoute à ce propos : « Il y toujours un nombre très élevé de femmes jouissant d’une bonne formation qui restent à la maison et s’occupent des enfants, et uniquement parce que financièrement parlant cela n’est pas intéressant pour elles de retourner travailler. Les frais de garde d’enfants sont en effet parfois supérieurs aux salaires qu’elles perçoivent en allant travailler. »

 

Comment puis-je optimiser moi-même ma prévoyance ?

La prévoyance privée
La prévoyance privée

 

Parallèlement aux initiatives politiques telles que la réforme prévue de l’AVS et de la prévoyance professionnelle, nos experts sont unanimement d’avis que le 3e pilier va gagner en importance et qu’il est de la responsabilité de chacune et chacun de se constituer une épargne supplémentaire. La responsabilité personnelle joue donc un rôle plus important.

Corinne Brecher et Thomas Walke ont une opinion bien tranchée concernant l’avenir :

« Nous devons nous battre pour que les conditions s’améliorent, pour que l’on puisse mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. Plus que jamais, chaque individu doit préparer lui-même sa retraite, indépendamment de l’évolution démographique. »

Comme nous l’avons déjà vu, le 3e pilier englobe la fortune liée et la fortune libre. La fortune liée, ou pilier 3a, ne s’adresse qu’aux personnes exerçant une activité lucrative et dont le revenu est soumis à l’AVS, et bénéficie d’un traitement fiscal privilégié. Cette fortune est liée, ce qui signifie qu’elle ne peut être perçue de manière anticipée (c.-à-d. avant l’âge de la retraite) que dans quelques rares cas prévus par la loi.

La fortune libre, ou pilier 3b, est constituée d’épargne privée telle que les fonds, les comptes d’épargne ou les logements en propriété. En règle générale, cette part de la fortune ne bénéficie pas d’avantages fiscaux publics. En contrepartie, il peut en être fait librement usage et elle n’est pas soumise à des obligations fixées par l’État.

Les placements dans la fortune liée et dans la fortune libre sont par conséquent recommandés.

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